Après la diffusion de contenus non vérifiés, BFMTV vient de suspendre d’antenne son journaliste Rachid M’Barki qui présente les journaux de la nuit sur la chaîne. Une enquête interne a été ouverte.
BFMTV vient de suspendre d’antenne son journaliste Rachid M’Barki qui présente les journaux de la nuit sur la chaîne.
Une enquête interne a été ouverte en raison de soupçons visant le journaliste dont certains de ces sujets diffusés à l’antenne pourraient avoir subi une influence extérieure. L’enquête vise des infos diffusées dans ce journal de la nuit entre minuit et 4H30 du matin qui seraient passées à l’antenne sans être validées par la chaîne habituelle, c’est-à-dire le rédacteur en chef.
La Société des journalistes de BFMTV affirme dans un communiqué: « Si les faits rapportés sont exacts, ils sont graves et condamnables ». De son coté, la direction de la chaîne écrit: « Nous ne pouvons tolérer aucun début de soupçon sur le travail de BFM et de ses 300 journalistes. Nous prendrons donc toutes les mesures juridiques, judiciaires, individuelles et d’organisation selon les conclusions de cette enquête ».
Au centre des interrogations figure un sujet sur un forum économique entre le Maroc et l’Espagne organisé en juin. En lançant le sujet, Rachid M’Barki indique que ce forum a été « rendu possible par le réchauffement des relations diplomatiques entre les deux pays depuis la reconnaissance par l’Espagne du Sahara marocain ».
Cette expression désigne le Sahara occidental, région contrôlée en grande partie par le Maroc mais revendiquée par le Front Polisario soutenu par l’Algérie. Cette question est source de tensions entre Rabat et Alger.
Interrogé par Politico, Rachid M’Barki a admis avoir « utilisé des infos qui (lui) venaient d’informateurs » et qui n’ont « pas forcément suivi le cursus habituel de la rédaction. Elles étaient toutes réelles et vérifiées. Je n’écarte rien, peut-être que je me suis fait avoir, je n’avais pas l’impression que c’était le cas ou que je participais à une opération de je ne sais quoi sinon je ne l’aurais pas fait ».
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