Ce soir sur FranceInter dans l’émission de Charline Vanhoenacker, Djamil Le Schlag s’est adressé en direct à la direction de la radio: « C’était ma dernière chronique. Vous pensez faire peur à qui avec vos menaces de mise à pied ? ».

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Ce soir sur France Inter, Charline Vanhoenacker et son équipe de l’émission Le Grand dimanche soir sont revenus sur l’affaire Guillaume Meurice.

Rappelons que l’humoriste de l’émission a annoncé cette semaine qu’il va être convoqué à un entretien préalable en vue d’une éventuelle sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’à la rupture anticipée de son CDD pour faute grave.

En pleine guerre entre Israël et le Hamas, l’humoriste de France Inter avait comparé le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou à un nazi sans prépuce dans un sketch.

A noter que depuis, la plainte de l’Organisation juive européenne contre l’humoriste a été classée sans suite la semaine derniére. L’infraction était insuffisamment caractérisée.

Début novembre, Guillaume Meurice avait également écopé d’un avertissement de la part de la direction de Radio France, qu’il a contesté ensuite devant les prud’hommes.

À la suite de nombreuses saisines, l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel, avait par ailleurs adressé une mise en garde à Radio France, une décision rare pour une séquence humoristique.

Ce soir sur France Inter en direct, Charline Vanhoenacker a affirmé: “Guillaume n’a pas le droit d’être avec nous ce soir, Inter l’a envoyé en internat pour le remettre dans le droit chemin. Certains d’entre vous se demandent pourquoi on n’est pas en grève. On est des spécialistes de la grève, on les a toutes faites depuis dix ans et on connaît les règles: préavis de cinq jours à Radio France. Vous voudriez pas qu’en plus on se mette hors-la-loi ? Comme l’extrême droite a décidé de nous faire taire ce soir, on ne va tout de même pas leur laisser ce plaisir… Je rassure nos dirigeants à Radio France, cette chronique a été relue par un avocat parce que, comme je sens bien que les ressources humaines sont très débordées à virer des collègues, je leur évite des réunions inutiles. A force de passer plus de temps aux RH et à la PJ (police judiciaire) qu’à écrire des blagues, on va finir par donner raison aux gens qui disent que l’argent public est mal dépensé. En matière de liberté d’expression, même s’il faut monter sur le terrain sur une seule jambe et les yeux bandés, on va le jouer ce match”.

A noter que pendant l’émission, l’humoriste Djamil Le Schlag a répété à l’antenne la blague de Guillaume Meurice sur Benyamin Netanyahou à l’antenne. Il a ajouté: “Perso, je vois pas ce qui est choquant à comparer Netanyahu à une sorte de nazi sans prépuce. Je reviens sur la direction de France Inter. Vous pensez faire peur à qui avec vos menaces de mise à pied ? Perso, je suis un arabe en France, j’ai toujours été menacé de me faire virer… J’en tire les conclusions en me retirant du service public après l’émission, c’était ma dernière chronique… Dans cette station, je ne me sens plus dans mon safe space”.

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