Le 27 Novembre dernier, le conseil de prud’hommes de Paris a condamné France Télévisions à verser près de 450 000 euros au total à Arielle Boulin-Prat et Bertrand Renard, les anciens co-animateurs emblématiques de l’émission Des chiffres et des lettres.
Bertrand Renard (présent depuis 1975) a gagné environ 230.000 euros. De son coté, Arielle Boulin-Prat (présente depuis 1986) a remporté environ 220.000 euros.
Voici les motifs principaux qui ont été retenus par la justice:
– La requalification de leurs nombreux contrats à durée déterminée d’usage en CDI à temps plein de manière rétroactive.
– Le licenciement en lui même qui a été jugé nul.
– La discrimination fondée sur l’âge (la chaîne ayant organisé leur départ tout en maintenant des collaborateurs plus jeunes.
– L’éxécution déloyale du contrat et rupture brutale et vexatoire de la relation de travail (avec 10 000 euros de dommages et intérêts chacun pour ce dernier point).
Ce litige remonte à leur éviction en 2022, lors du passage de l’émission Des chiffres et des lettres d’une diffusion quotidienne à hebdomadaire le week-end, ce qui entraînait une forte baisse de leurs revenus.
Les deux animateurs avaient dénoncé un départ contraint et forcé, contrairement à la version de France Télévisions qui évoquait un désaccord sur la nouvelle formule.
France Télévisions n’a pas commenté la décision, et l’avocat des plaignants, tout en se disant satisfait sur les principes, n’exclut pas un appel pour une meilleure indemnisation de la nullité du licenciement.
Cette affaire met en lumière la précarité des contrats dans l’audiovisuel public, malgré la pérennité de certains postes.

Laisser un commentaire