Mercredi prochain, la Fédération française de football va afficher le portrait de Christophe Gleizes qui a été condamné en appel à 7 ans de prison en Algérie, sur la façade de son siège à Paris, situé avenue de la Porte de Montreuil à Paris.
Cet acte symbolique s’inscrit dans une campagne de solidarité plus large pour accélérer sa libération, sans interférer dans les relations diplomatiques franco-algériennes.
Mercredi, une réunion du comité de soutien (incluant des membres de la famille de Gleizes) aura lieu en début de soirée.
Il y aura des appels à la libération qui seront aussi diffusés lors des 32es de finale de la Coupe de France (les 19, 20 et 21 décembre) via les speakers des stades et les diffuseurs.
La FFF justifie cette mobilisation par le principe que le football doit être un espace de solidarité et de liberté.
Rappelons que Christophe Gleizes est un journaliste français indépendant, collaborateur régulier des magazines So Foot et Society, spécialisé dans le journalisme sportif.
En mai 2024, il s’est rendu en Algérie pour réaliser un reportage sur la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK), le club de football le plus titré du pays, basé à Tizi Ouzou, à environ 100 km à l’est d’Alger.
Lors de ce voyage, il a été arrêté en juin 2024, accusé d’apologie du terrorisme en raison de matériaux trouvés sur son téléphone, dont une interview du président de l’équipe nationale kabyle (une sélection non reconnue par la FIFA mais affiliée à la ConIFA, fédération des peuples non représentés).
L’ONG Reporters sans frontières (RSF) qualifie ces accusations de sans fondement et les juge politiques, soulignant que Christophe Gleizes détenait un visa de journaliste délivré par les autorités algériennes.
Initialement condamné à cinq ans de prison en première instance, sa peine a été alourdie à sept ans en appel par la Cour d’appel de Tizi Ouzou, décision confirmée le 3 décembre dernier.
Emprisonné depuis plus de 18 mois, Christophe Gleizes bénéficie d’un large soutien en France, incluant le président Emmanuel Macron, qui a critiqué cette condamnation comme pas un bon signal envoyé, ainsi que des figures du sport comme l’ancien footballeur brésilien Raí Oliveira et Dominique Rocheteau.

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