Le Lundi 4 mai prochain à 21H05, France 5 diffusera un nouveau numéro inédit de son émission “Sur le front” qui aura pour théme “Mon jardin est-il pollué ?”.
Hugo Clément partira à la rencontre de ces Français qui découvrent qu’ils habitent sur un terrain contaminé et nous montre la face cachée des chantiers de dépollution en centre-ville quand on transforme des sites industriels en habitations.
Retrouvez ci-dessous l’édito de Hugo Clément:
“J’ai été profondément ému de rencontrer des habitants de Grézieu-la-Varenne, près de Lyon. Ces locataires vivent dans leurs appartements depuis des années, ils s’y sont construits une vie, et du jour au lendemain, on les contraint à quitter leur domicile, trop pollué, trop dangereux. J’ai visité notamment l’appartement d’un homme qui a respiré pendant dix ans des résidus de solvants industriels sans jamais en avoir été informé au moment d’emménager. J’ai également été touché par la situation de ce propriétaire de Rochefort, installé dans sa maison depuis 25 ans, à qui l’on annonce soudain qu’il ne peut plus utiliser son jardin. Il doit se laver les mains après avoir touché sa propre terre, ne peut plus cultiver son potager. Des taux hallucinants de cadmium ont été retrouvés dans son sol.
Je me suis alors demandé comment autant de Français pouvaient se retrouver à vivre sur des terres polluées, dangereuses pour leur santé, sans le savoir. Comment est-ce seulement possible ? Les choses évoluent- elles ? C’est cette question qui nous a conduits à enquêter pour Sur le front. Le paradoxe est saisissant : à l’achat d’un logement, on vérifie le DPE, la présence d’amiante, les risques d’inondation, mais la qualité du sol et l’historique du terrain avant sa conversion en habitat restent des angles morts complets.
Nous nous sommes donc penchés sur ces anciens sites industriels en cœur de ville : souvent les derniers espaces disponibles pour construire les logements dont les grandes agglomérations ont cruellement besoin. En cherchant à comprendre comment fonctionne réellement la dépollution, nous avons découvert une réalité déconcertante : dans bien des cas, “dépolluer” signifie simplement extraire les terres contaminées sur plusieurs mètres de profondeur, les charger sur des camions et les stocker ailleurs. On déplace la pollution, on ne l’élimine pas. Pourtant, des alternatives existent : des méthodes de dépollution plus efficaces, des diagnostics de sols plus systématiques. Une prise de conscience s’amorce, mais il est urgent d’accélérer.”

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