Comme on vous l’a déja écrit, France 2 va relancer “L’Heure de vérité“ (émission culte des années 1980) à partir de septembre en vue de la présidentielle 2027.
Parmi les journalistes pressentis pour interroger les politiques: Eugénie Bastié (journaliste et éditorialiste au Figaro, chroniqueuse à Europe 1 et intervenante sur CNews), aux côtés de Marc-Olivier Fogiel (RTL) et Benjamin Duhamel (France Inter).
La Société des journalistes (SDJ) de France Télévisions a publié un communiqué intitulé “L’information n’est pas une opinion“.
Elle conteste notamment le choix d’Eugénie Bastié, qualifiée de polémiste, identifiée pour ses idées très conservatrices et souverainistes qui revendique clairement ses opinions de manière militante.
La SDJ regrette aussi de rémunérer une chroniqueuse qui attaque constamment l’audiovisuel public.
La Société des journalistes du Figaro a répliqué sur X : elle soutient Eugénie Bastié, journaliste rigoureuse, dont les prises de position n’ont jamais compromis la qualité du travail d’information.
Elle ajoute que Le Figaro, média de 1er plan, a toute légitimité pour être représenté dans une émission du service public.
Cette affaire intervient après le rapport de Charles Alloncle sur l’audiovisuel public qui pointe un manque de diversité des opinions sur les chaînes publiques et appelle à plus d’ouverture.
Recruter Eugénie Bastié (plume conservatrice, critique régulière du service public) pourrait être une tentative de rééquilibrage… que rejette une partie de la rédaction.
La SDJ de France TV défend une stricte séparation (“L’info n’est pas une opinion“).
Ses détracteurs y voient une conception étroite du pluralisme : on accepte des opinions de gauche ou centristes, mais pas conservatrices/souverainistes.
Eugénie Bastié n’est pas une militante politique mais une éditorialiste assumée, comme d’autres sur les plateaux.
Eugénie Bastié est très présente dans la galaxie Bolloré (CNews, Europe 1). Pour certains, c’est une infiltration ; pour d’autres, une simple représentation légitime d’une partie de l’opinion française.

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