Le maire LFI de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Bally Bagayoko, a été rappelé à l’ordre par le préfet du département.
Bally Bagayoko, élu maire de Saint-Denis en mars dès le premier tour, a décroché le portrait officiel d’Emmanuel Macron de son bureau peu après son arrivée.
Il l’a retourné dans un coin de la pièce.
Il a justifié ce geste symbolique sur LCI en expliquant qu’il le laissera décroché tant que la République n’est pas en capacité de corriger les inégalités et d’honorer le pacte républicain envers les habitants du territoire.
Le préfet de Seine-Saint-Denis, Julien Charles, lui a adressé un courrier: Il reconnaît qu’il n’y a aucune obligation légale d’accrocher le portrait du président dans les mairies. Mais il rappelle que c’est un usage consacré par la tradition républicaine dont le rôle est de rassembler les citoyens autour des institutions, au-delà des clivages politiques.
Il invite donc le maire à reconsidérer sa position et à respecter cette tradition.
Bally Bagayoko a confirmé à l’AFP et dans plusieurs médias qu’il maintiendrait le portrait décroché. Il assume pleinement sa décision et considère qu’elle est parfaitement légale.
Aucun texte n’impose légalement aux maires d’afficher le portrait présidentiel dans leur bureau. C’est une pratique coutumière, pas une obligation. Le geste est donc symbolique et politique, mais pas illégal.
Il a déjà suscité de nombreuses réactions, notamment à droite, qui y voient un manque de respect pour les institutions.

Laisser un commentaire