Le jeudi 2 juillet prochain à 21h, Téva diffusera un doc inédit intitulé “Le combat des mères protectrices“ réalisé par Fanny Lesbros.
Elles ont osé parler pour protéger leurs enfants victimes d’inceste du père, mais elles ont vu le combat se retourner contre elles.
Adelaïde ne peut voir sa fille que dans un centre médiatisé depuis qu’elle a porté plainte contre le père.
Sophie n’a le droit qu’à un appel téléphonique pour ses quatre enfants, une fois par semaine. Enfin, Caroline, elle, a réussi à protéger son enfant après des années de combat judiciaire.
Le doc révèlera ainsi cette zone grise de notre justice où la parole de l’enfant n’est toujours pas prise en compte.
Aujourd’hui, alors que la preuve de l’inceste est le plus souvent impossible, le doute profite au père, incesteur présumé, plutôt qu’à l’enfant qui a parlé.
Ainsi, dans notre pays, seulement 1% des cas d’inceste aboutit à une condamnation. Pour protéger leur enfant, les mères protectrices décident de faire justice elles-mêmes en ne remettant pas l’enfant au père.
Un acte considéré comme un délit. Elles sont poursuivies pour “non-représentation d’enfant“ et sont accusées de “manipuler“ l’enfant contre le père.
Ce doc partira à la rencontre de ces mères mais aussi d’avocats, de représentants d’associations et du juge Édouard Durand, l’ancien coprésident de la CIIVISE (la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants).
À noter qu’à 22H, Ashley Chevalier présentera un débat en plateau.
Pourquoi la parole des enfants est-elle si souvent remise en doute ? Comment les mères qui tentent de protéger leurs enfants se retrouvent-elles poursuivies pour non-présentation d’enfant ?
Un débat nécessaire sur les dysfonctionnements du système judiciaire face à l’inceste qui interroge sur le poids du syndrome d’aliénation parentale, la formation insuffisante des professionnels et l’application lacunaire des textes de loi.
Malgré les alertes de la CIIVISE (la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants) et de l’ONU, la France peine à adapter sa législation.
Victimes devenues adultes, avocats spécialisés, magistrats et psychologues confronteront leurs analyses pour comprendre ces impasses et explorer des pistes d’amélioration.

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