Comme on vous l’a écrit hier, la Ligue de Défense des Valeurs Républicaines (LDVR) a annoncé avoir déposé plainte contre Pascal Soetens, alias Pascal le grand frère, pour violences sur mineur.
Les faits se sont déroulés lundi à Rethel (Ardennes), lors des fêtes de Sainte-Anne, pendant une séance de dédicaces et selfies avec des fans.
Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montre un adolescent arriver derrière Pascal Soetens et lui saisir le cou (souvent décrit comme une tentative d’étranglement pour de faux ou par jeu).
Pascal Soetens le repousse à plusieurs reprises, lui assène un coup de pied et tente une balayette. Des policiers municipaux interviennent pour séparer les protagonistes.
La LDVR qualifie la réaction de disproportionnée de la part d’un adulte physiquement imposant et estime qu’il s’agit d’un geste susceptible de provoquer la chute d’un enfant.
Elle invoque notamment l’article 222-13 du Code pénal (violences volontaires sur mineur).
C’est la deuxième plainte de cette association contre lui en moins d’un mois.
La première, début juillet, concernait ses propos publics appelant à une claque pédagogique (ou gifles) pour recadrer l’adolescent de 14 ans surnommé Hamza La Douane dans l’affaire du canal Saint-Martin.
La LDVR y voyait une apologie de la violence et une provocation à des atteintes à l’intégrité d’un mineur.
Pascal Soetens s’était alors excusé, affirmant ne cautionner aucune violence éducative et que ce n’était pas son intention.
Sur les réseaux sociaux, Pascal Soetens a réagi à la nouvelle plainte en écrivant: “À VOUS QUI ME SOUTENEZ… ET À CEUX QUI VEULENT COMPRENDRE. Suite aux événements survenus à Rethel, une polémique me concernant circule sur les réseaux sociaux et dans certains médias. Je souhaite apporter plusieurs précisions. J’ai notamment pris connaissance d’un article de Marie France évoquant une nouvelle plainte déposée à mon encontre par la même association. Je respecte la liberté de la presse et le droit de chacun à saisir la justice. Je suis toutefois surpris de ne pas avoir été contacté afin de donner ma version des faits, alors que la parole a été accordée au président de cette association. Le respect du contradictoire me paraît essentiel, surtout dans une affaire aussi sensible. Cet article, que je considère totalement à charge, a été d’une grande violence pour ma famille et pour moi-même. Je m’interroge : pourquoi un tel acharnement ? Est-ce uniquement parce que je suis un personnage public ? Je m’interroge également sur les raisons qui poussent cette association à déposer plainte alors que j’affirme avoir moi-même été agressé par un individu que je ne connaissais pas. Sur quels éléments se fonde-t-elle pour me déclarer coupable ? Les valeurs républicaines supposent aussi de respecter la présomption d’innocence et le droit de se défendre de manière proportionnée. Une vidéo de quelques minutes ne permet pas, à elle seule, de comprendre toute la chronologie des faits. Ce qui me choque, c’est que l’agression que je dis avoir subie soit présentée comme une mauvaise blague, tandis que ma réaction serait qualifiée de violente. À quel moment condamne-t-on les comportements inacceptables et les incivilités ? Lorsqu’une personne vous saisit par surprise par derrière, au niveau du cou, nul ne peut savoir immédiatement quelles sont ses intentions ni si elle possède un objet dangereux. Dans un tel contexte, une réaction défensive peut être réflexe. Selon moi, nul ne peut condamner un geste de défense sans examiner précisément le contexte, la surprise, la pression exercée, les tentatives de réitération et les injonctions données pour que les agissements cessent. La minorité ne peut pas devenir un totem d’immunité autorisant n’importe quel comportement. Personne n’a le droit de toucher ou d’agripper quelqu’un sans son consentement, que ce soit pour rire, faire le buzz ou se faire remarquer. Je le dis clairement : stop à la banalisation des incivilités. Le respect doit rester la règle, quel que soit l’âge. Cette fois-ci, je ne m’excuserai pas d’avoir voulu me défendre. Le 27 juillet, lors d’une manifestation publique à Rethel, j’ai été saisi par surprise par un jeune homme. D’autres contacts physiques et échanges verbaux ont ensuite eu lieu. Tous ces éléments devront être examinés dans le cadre de l’enquête. Je n’étais pas à Rethel pour provoquer un conflit ni pour être humilié, mais pour participer à une opération autour de la sécurité routière et échanger avec le public. Les extraits diffusés ne montrent pas, selon moi, l’ensemble de la situation. L’enquête devra s’appuyer sur toutes les images disponibles, les témoignages des policiers, ceux des personnes présentes et l’ensemble des éléments utiles. Seule une analyse complète permettra d’établir précisément les faits. Je fais confiance à la justice et rappelle mon droit à la présomption d’innocence. J’ai moi-même déposé plainte immédiatement après les faits. Je ne commenterai pas davantage cette affaire et laisserai désormais la justice faire son travail. Mes conseils étudieront les recours possibles contre toute diffusion de contre-vérités ou d’allégations susceptibles d’être diffamatoires. Merci à celles et ceux qui me soutiennent et refusent de juger sur quelques images.“

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