Retrouvez notre revue de presse du Jeudi 29 Juillet 2026.

– Le nombre de naissances a reculé de 1,1% en France sur les six premiers mois de 2026 par rapport à la même période de 2025, poursuivant sa tendance à la baisse à un rythme toutefois ralenti, a indiqué jeudi l’Insee. Entre janvier et juin, 313.931 bébés ont vu le jour dans l’Hexagone, contre 317.583 au premier semestre 2025, selon les données provisoires de l’Institut national de la statistique. Sur cette période, la natalité baisse dans quasiment toutes les régions, à l’exception d’Auvergne-Rhône-Alpes, la Corse, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et Mayotte. Parmi les régions comptant le plus de naissances, le nombre est stable en Auvergne-Rhône-Alpes et le recul particulièrement marqué dans les Hauts-de-France (-1%) et en Île-de-France (-0,7%). Sur le seul mois de juin, le nombre de naissances a diminué de 0,7% par rapport à juin 2025. Depuis 2022, le nombre de naissances annuelles est au plus bas depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. I

– La Cour de cassation a validé la remise du prince Paul de Roumanie à Bucarest, pour exécuter une peine de prison dans une affaire de trafic d’influence. L’homme de 77 ans, qui a la nationalité britannique, est le descendant de Carol II, l’un des derniers rois de Roumanie. Il est accusé d’avoir œuvré avec une bande d’escrocs, à partir de 2006, pour récupérer des propriétés qu’il revendiquait en tant qu’héritier de la famille royale. En 2020, il a été condamné à trois ans et quatre mois de prison pour trafic d’influence et complicité. Dans cette affaire, 18 personnes ont été condamnées, pour un préjudice que la justice roumaine estime à au moins 145 millions d’euros pour l’État. La demande de remise de la Roumanie a été rejetée par la justice française et maltaise (Paul de Roumanie avait été arrêté à Malte), la cour d’appel de Paris considérant notamment que le mandat avait un caractère disproportionné. Toutefois, cette décision française a été cassée par la Cour de cassation, car la cour d’appel n’avait pas, entre autres, précisé à quel droit fondamental l’exécution du mandat d’arrêt porterait atteinte. Un nouvel examen a débouché sur un revirement judiciaire : en juin, la chambre de l’instruction de Paris a finalement ordonné la remise. La défense du prince a alors formé un nouveau pourvoi, examiné mercredi. Lors de l’audience, l’avocate aux conseils du prince, Dorothée Féliers, a soutenu que le mandat ne pouvait être effectué, car la «situation juridique» de son client n’avait pas changé: il n’existe toujours pas de garanties que Paul de Roumanie puisse avoir recours à des voies d’appel de sa condamnation, ni qu’il soit détenu, le cas échéant, dans des conditions dignes. L’avocat général a de son côté requis d’écarter ce pourvoi, estimant que la chambre de l’instruction avait déjà tenu compte de ces risques.

– Environ 33 000 «climatiseurs d’appoint» ont été livrés dans les hôpitaux et les Ehpad pour faire face aux futurs épisodes de chaleur, conformément aux engagements du gouvernement. En juin, face à la canicule d’une intensité historique qui a touché la France, le gouvernement avait débloqué une enveloppe d’urgence de 100 millions d’euros, pour financer«des outils de rafraîchissement, ce qui selon Matignon correspondait à l’achat de 30.000 climatiseurs mobiles pour les hôpitaux et Ehpad. Interrogé sur TF1 à propos des livraisons de climatiseurs mobiles, Bruno Mégarbane, chef du service de réanimation à l’hôpital Lariboisière, a déploré que ces décisions, qui sont bonnes, viennent un peu au dernier moment.

– Hier, un jeune homme de 27 ans était jugé devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand, poursuivi pour de recel après avoir acheté une voiture qui s’est révélée volée et immatriculée au nom d’Emmanuel Macron, à l’adresse 55, rue du Faubourg-Saint-Honoré, Paris VIIIe, l’adresse du Palais de l’Élysée. Tout commence en février 2025, lorsque le prévenu acquiert une Renault Mégane RS vendue au prix de 8500 euros, auprès d’un garage de Seine-Saint-Denis. Une transaction conclue en pleine nuit. Quelques mois plus tard, lors d’un contrôle à Clermont-Ferrand, les policiers découvrent plusieurs anomalies : le véhicule est signalé volé, n’est pas assuré, et sa carte grise mentionne comme propriétaire le président de la République. Le mis en cause a assuré être tombé des nues au moment de sa garde à vue. À l’issue de l’audience, le tribunal a finalement relaxé le jeune homme des faits de recel. Il a en revanche été condamné à une amende de 500 euros pour défaut d’assurance.

– 3 personnes ont été mises en examen, dont deux femmes placées en détention provisoire, après le décès d’une cliente dans un institut de beauté de Nice lors d’un soin esthétique réalisé sans autorisation. Lundi en début d’après-midi, une femme de 25 ans se rend dans ce petit salon de beauté situé dans l’ouest de Nice pour des injections de Botox au niveau des fesses. Mais la jeune femme fait un malaise juste après une première injection de lidocaïne, un produit anesthésiant, et ne peut être réanimée. La gérante du salon et la femme ayant réalisé l’injection ont été rapidement placées en garde à vue. Hier, le mari de la seconde, qui avait emporté des produits juste après le drame, les a remis aux enquêteurs et a lui aussi été placé en garde à vue. Lors de la perquisition du salon, les enquêteurs ont trouvé 1.500 euros en liquide et de nombreux produits neufs et usagés, notamment des médicaments, des seringues et des produits injectables manifestement en provenance d’Asie. La femme ayant réalisé l’injection n’avait aucune formation spécifique et intervenait via le bouche à oreille depuis 2022.

– Un policier travaillant à Villeurbanne a été agressé à la sortie de son service dans la nuit de mardi à mercredi. Aux alentours de 2h du matin, le gardien de la paix a été suivi jusqu’à son véhicule personnel par plusieurs personnes. Une fois dans sa voiture, il a été caillassé par une partie du groupe qui venait de le suivre. Il n’a pas été blessé. Sur X, le préfet du Rhône Étienne Guyot a adressé son soutien total au policier agressé à la sortie de son service. Il a ajouté que la sécurité de nos forces de l’ordre est une priorité. Les auteurs de ces actes devront être identifiés et sanctionnés fermement.

– 4 personnes ont été retrouvées mortes tout à l’heure après des tentatives de traversée clandestine de la Manche, 3 dans le Nord et 1 dans le Pas-de-Calais. Près de Dunkerque, un canot arrivé du large pour récupérer des migrants s’est approché de la digue du Braek vers 6 heures. Un navire français, mobilisé pour surveillance, a envoyé un zodiac dont les marins ont détecté 3 personnes inanimées dans l’embarcation. Évacuées au port de Dunkerque, les victimes ont été déclarées décédées à leur arrivée. Au large d’Hardelot, une autre embarcation de fortune a fait naufrage hier soir vers 23h30. Le bilan provisoire fait état d’un homme d’une trentaine à une quarantaine d’années décédé, ainsi que de six blessés légers, dont un enfant d’un an, pris en charge par les secours. Une enquête judiciaire est en cours afin de déterminer les circonstances précises des faits.

– Après une troisième nuit calme sur le front du mégafeu qui a ravagé 42 000 hectares en Gironde, la préfecture a autorisé 84 000 nouvelles personnes à rentrer immédiatement chez elles et annoncé la réouverture de l’autoroute A63 à partir de 14H. Sont concernés les habitants de neuf communes du nord-ouest au sud de Bordeaux: Mios, Le Barp, Cestas, Saint-Jean d’Illac, Martignas sur Jalles, Saint-Médard-en-Jalles, Saint-Aubin du Médoc, Salaunes et Sainte-Hélène. Mardi soir, 57 000 résidents d’Eysines, Mérignac et Le Haillan avaient déjà été autorisés à revenir chez eux. Au total, plus de la moitié des 220 000 personnes évacuées depuis le déclenchement du feu, le 22 juillet, ne sont plus concernées par ces mesures préventives.

– La SNCF a maintenu jusqu’à dimanche l’annulation des TGV au sud de Bordeaux en vigueur depuis dimanche dernier en raison des incendies en cours dans le Sud-Ouest. Tous les TGV vers le Sud-Ouest au départ de Paris ont leur terminus à Bordeaux, sauf ceux en direction de ToulouseSont supprimés les trains au départ de Bordeaux et à destination d’Arcachon, Hendaye et Tarbes via Dax. À destination de Bordeaux, ceux au départ d’Hendaye et de Tarbes via Dax sont supprimés. Le train de nuit Paris-Tarbes ne circulera pas. Afin de compenser une partie de la perte de trafic, SNCF Voyageurs proposera plus de 9.000 places supplémentaires entre vendredi et dimanche, week-end de chassé-croisé des vacanciers, via deux allers-retours supplémentaires chaque jour sur l’axe Paris-Tarbes qui passe par Toulouse pour contourner la zone des incendies, soit 6600 places supplémentaires. Il y aura aussi plus de 1000 places en plus dans les Intercités Toulouse-Bayonne et 1400 dans les TER entre Tarbes et Hendaye/Bayonne. C’est le cas depuis dimanche, aucun TER ne circulera non plus dans le triangle compris entre Arcachon, Bordeaux et Morcenx, situé dans les Landes, au nord de Dax, mais le plan de transport TER entre Morcenx et Hendaye et Morcenx et Mont-de-Marsan est adapté. Tous les clients concernés par les annulations bénéficient de l’échange ou du remboursement sans frais de leurs billets.

– Dimanche, le rabbin David Naccache, du Centre communautaire juif de Nanterre dans les Hauts-de-Seine, a été la cible d’insultes antisémites dans un supermarché Lidl. Une cliente l’a traité à plusieurs reprises de sale juif et lui a sommé de retourner en Israël. David Naccache a déposé plainte le jour même. Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête pour injure publique en raison de la race ou de la religion. Les investigations (confiées au commissariat de Nanterre) sont en cours pour identifier l’auteur. Le rabbin a réagi sur Facebook en affirmant: “Personne ne devrait être insulté en raison de sa religion ou de son identité. Depuis quinze ans, je m’efforce de servir Nanterre et de faire vivre le dialogue entre les communautés. Je continuerai à le faire avec la même détermination.“ Il a indiqué qu’il n’avait pas initialement souhaité médiatiser l’affaire, pour laisser la justice faire son travail. Les élus d’opposition ont condamné les faits et apporté leur sout-ien. Le maire de Nanterre a aussi dénoncé cette intolérable agression tout en mettant en garde contre toute instrumentalisation politique.

– Le tribunal judiciaire de Paris a rejeté, en référé, la demande du parti Renaissance (dirigé par Gabriel Attal) visant à interdire à Marine Le Pen et au Rassemblement national (RN) d’utiliser le terme renaissance dans le slogan de sa première affiche de campagne pour la présidentielle de 2027. Début juillet 2026, peu après le rétablissement de son éligibilité (malgré une condamnation en appel dans l’affaire des assistants parlementaires), Marine Le Pen a dévoilé une affiche avec le slogan “Pour la France, la renaissance“. Le parti Renaissance a alors assigné le RN et Marine Le Pen pour “contrefaçon de marque“ et “parasitisme“, estimant qu’il s’agissait d’une appropriation indue de son identité et de ses marques déposées, susceptible de créer une confusion chez les électeurs. Sur la contrefaçon de marque : les juges ont estimé que le slogan est utilisé pour une offre politique et non pour un produit ou un service. Il n’entre donc pas dans le champ du droit des marques. Sur le parasitisme, l’usage du nom commun “la renaissance“ ne crée pas de confusion avec le nom propre “Renaissance“ du parti demandeur, ne laisse pas croire à une collaboration entre les deux mouvements et ne tire pas d’avantage de la notoriété de Renaissance. Les juges ont aussi relevé qu’il n’y avait pas de volonté de tromper l’électeur. Le tribunal a rejeté la demande reconventionnelle du RN et de Marine Le Pen pour procédure abusive, considérant que Renaissance avait commis une simple erreur juridique sans intention de nuire. Renaissance a toutefois été condamné aux dépens et à verser 5 000 euros à Marine Le Pen et 5 000 euros au RN (soit 10 000 euros au total) au titre des frais de justice. Le parti de Gabriel Attal a annoncé son intention de faire appel de cette décision.

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