Plus de 31.000 personnes (dont plusieurs députés) ont signé une pétition demandant au Premier ministre britannique Andy Burnham à ouvrir une enquête publique sur le harcèlement médiatique dont aurait été victime l’universitaire Jason Arday, retrouvé mort vendredi dernier.

Plus de 31.000 personnes (dont plusieurs députés) ont signé une pétition/lettre exhortant le Premier ministre britannique Andy Burnham à ouvrir une enquête publique sur le harcèlement médiatique dont aurait été victime l’universitaire Jason Arday, retrouvé mort vendredi dernier.

Jason Arday, 41 ans, était professeur de sociologie de l’éducation à l’Université de Cambridge (le plus jeune professeur noir nommé à ce poste en 2023) et fellow du Jesus College.

Il avait démissionné début août 2026 après l’ouverture d’enquêtes universitaires sur des allégations de plagiat (notamment dans sa thèse de doctorat) et des questions sur certains éléments de son parcours personnel et de ses réalisations (qu’il contestait en partie, tout en reconnaissant des “erreurs“ académiques).

Ces accusations, initiées notamment par l’universitaire Nathan Cofnas, avaient reçu une large couverture médiatique au Royaume-Uni.

La pétition a été lancée par le Good Law Project (qui soutenait Arday).

Le groupe affirme que sa mort tragique est “la conséquence directe, prévisible et prévue du harcèlement médiatique“, avec un élément raciste déterminant selon eux, et que des signataires avaient averti des médias des risques.

Des personnalités (Des députés comme Diane Abbott, Clive Lewis, Nadia Whittome, Bell Ribeiro-Addy, Zack Polanski, Lord Simon Woolley, Jameela Jamil, Carol Vorderman…) y ont apporté leur soutien.

La police ne traite pas le décès comme suspect.

Andy Burnham (Premier ministre) a qualifié la mort d’Arday de “tragédie à tant de niveaux“ et a appelé à la réflexion plutôt qu’à des jugements précipités.

La pétition demande une enquête sur la responsabilité de la presse pour éviter de telles situations à l’avenir.

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