Le dimanche 8 novembre prochain à 21h05, France 5 proposera un nouveau numéro inédit de son émission “La fabrique du mensonge“ qui aura pour thème: “Hollywood et les femmes, l’empire du silence“ qui sera suivi d’un débat présenté par Thomas Snégaroff.
Pendant des décennies, à Hollywood, la parole des femmes a été étouffée. Studios, producteurs et attachés de presse savaient comment protéger les réputations et faire taire celles qui dénonçaient les violences, en particulier les violences sexuelles.
En 2017, grâce au mouvement #MeToo, la parole des actrices se libère, et bientôt celle de millions de femmes à travers le monde. Le système vacille. Mais il ne disparaît pas. Il se réorganise.
“La fabrique du mensonge“ se penchera sur une nouvelle méthode qui semble s’imposer, aujourd’hui, pour faire taire les femmes à Hollywood : les campagnes de dénigrement en ligne contre les actrices.
D’Anne Hathaway à Blake Lively en passant par Amber Heard, comment ces femmes voient leur réputation basculer en quelques jours ? Qui fabrique ces campagnes ? Qui les diffuse ? Et surtout, qui a intérêt à les voir prospérer ?
En fil rouge de cette nouvelle enquête réalisée par Lisa Monin, la campagne de haine contre l’une des plus grandes stars d’Hollywood, Blake Lively.
Révélée grâce à la série Gossip Girl, icône de toute une génération, elle est la cible à l’été 2024 d’un déferlement massif de commentaires négatifs sur les réseaux sociaux…
En quelques jours, elle devient la femme la plus détestée d’internet, sa réputation s’écroule.
Quelques mois plus tard, le grand public découvre qu’elle s’apprêtait à accuser son réalisateur d’harcèlement sexuel. A-t-elle été discréditée pour être empêchée de parler ?
A partir de centaines d’échanges privés, issus de l’entourage de l’actrice et de l’homme qu’elle accuse, les équipes de “La Fabrique du mensonge“ ont pu retracer, jour après jour, le déroulement de cette affaire et comprendre les stratégies à l’œuvre.
De ces documents confidentiels, l’enquête démontre les rouages d’une nouvelle économie de l’influence, dans laquelle attachés de presse, communicants de crise, blogueurs, youtubeurs et influenceurs peuvent contribuer à façonner, et parfois à détruire, une réputation.
De l’âge d’or d’Hollywood à l’avènement des réseaux sociaux, ces stratégies de discrédit ne sont pas nouvelles. Ce nouveau numéro de La fabrique du mensonge raconte la permanence d’un système qui, malgré les bouleversements de #MeToo, continue de trouver de nouvelles façons de contrôler l’image et la parole des femmes. Ces campagnes dépassent désormais largement le cercle des simples ragots de célébrités.
Elles sont devenues des instruments de manipulation de l’opinion, parfois des vecteurs idéologiques, au cœur de la guerre culturelle qui traverse aujourd’hui les États-Unis.

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