– Un juge fédéral américain a rejeté une plainte en diffamation de Donald Trump contre le Wall Street Journal pour un article lui attribuant une lettre salace à l’intention du financier et criminel sexuel Jeffrey Epstein en 2003. Donald Trump avait nié être l’auteur de la lettre et avait attaqué le journal pour diffamation, ainsi que son patron Rupert Murdoch, leur réclamant au moins 10 milliards de dollars de dommages et intérêts.
– Un gendarme a été blessé à la cheville aujourd’hui lors de la manifestation à Paris, après avoir été ciblé par un cocktail Molotov. Sur une vidéo publiée plus tôt dans la journée sur les réseaux sociaux, on voit un groupe de gendarmes mobiles, ciblés par le projectile. L’un des militaires prend feu avant de prendre la fuite. Sur un autre clip, on le voit éteint par ses collègues, ainsi qu’un manifestant venu à son secours. Selon le figaro, ce gendarme était le capitaine qui commande l’escadron. Brûlé au 2e degré, il a souhaité reprendre le travail malgré sa blessure. Marine Le Pen et Bruno Retailleau ont dénoncé un geste insupportable après la diffusion de ces images.
– 5 Britanniques de la mouvance d’ultradroite ont été interpellés jeudi près de Dunkerque, alors qu’ils diffusaient en direct sur un réseau social des images destinées à illustrer des actions d’intimidation à l’encontre de migrants. À l’issue de leurs gardes à vue, ces militants, qui étaient notamment en possession de 4 bombes lacrymogènes, devraient être placés en rétention dans la perspective de leur expulsion du territoire français. En janvier déjà, 2 Britanniques soupçonnés d’être venus participer à une mobilisation anti-migrants interdite près de Calais avaient été arrêtés puis expulsés du territoire français.
– Cette nuit vers 1h30, 2 individus se seraient introduits dans le hall des expositions de Poitiers (Vienne), qui accueillait un salon canin. Ils y ont dérobé 18 chiots, 6 Spitz et 12 Chihuahuas. Pour pénétrer dans le bâtiment, les 2 hommes seraient rentrés sans effraction, par une porte donnant sur les cuisines. Selon une source proche du dossier, le préjudice s’élèverait, ici, à 25.000 euros. Alerté par les aboiements, un agent de sécurité aurait mis les malfaiteurs en fuite. À ce stade, les circonstances exactes de ce vol ne sont pas connues.
– ProNoïa, un des principaux franchisés en France de l’enseigne de poulet frit KFC avec une quarantaine de restaurants, a été placé en procédure de sauvegarde. Le franchisé a été rattrapé par la dette levée pour financer une expansion rapide qui a creusé ses pertes. Le tribunal de commerce de Bordeaux a ouvert fin septembre cette procédure pour la holding et ses filiales, qui exploitent notamment les KFC de la gare du Nord et du Forum des Halles à Paris, de Bayonne ou de Dijon et qui emploient quelque 900 salariés. La sauvegarde gèle les dettes le temps de négocier un plan, qui peut les étaler sur dix ans. En cas d’échec, elle peut déboucher sur un redressement, voire une liquidation judiciaire. L’histoire commence à Pau, où le fondateur de ProNoïa, Pierre Tritz, ouvre son premier KFC en franchise en 2013. Dix ans plus tard, son groupe annonce un financement de 85 millions d’euros, majoritairement auprès de banques, avec l’objectif de passer de 26 restaurants à près d’une soixantaine d’ici 2025 et de capter plus du tiers de la croissance de KFC en France. Selon le registre des entreprises, le groupe n’en a ouvert qu’une quinzaine notamment à La Défense ou au centre commercial Parly 2, en région parisienne. C’est là que se concentrent les pertes: 4,7 millions d’euros pour la filiale francilienne sur l’exercice clos fin mars 2026, avec des dettes qui dépassaient alors de 14,6 millions d’euros la valeur des actifs. Le groupe, encore bénéficiaire en 2021-2022, a perdu 7,2 millions d’euros sur l’exercice clos fin mars 2025 pour 83,9 millions de chiffre d’affaires, et accumulait une dette financière de 60,7 millions d’euros. 2 exercices de suite, il ne respectait pas les ratios financiers exigés par ses banques, qui lui ont accordé une dérogation fin 2025, en pleines discussions pour rééchelonner sa dette. Contacté par l’AFP, KFC France a indiqué que son franchisé avait engagé une démarche proactive pour adapter et restructurer son activité face à un environnement économique exigeant.
– Une Française a été tuée dans la collision mercredi de deux trains à grande vitesse dans le centre de l’Espagne, qui a fait 69 morts. Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères écrit: “Nous sommes en lien constant avec sa famille à qui nous présentons toutes nos condoléances. La France exprime sa très vive émotion et adresse toutes ses pensées aux victimes, aux blessés et aux proches de ce terrible accident“. Le Quai d’Orsay a rappelé la pleine solidarité de la France avec les autorités et la population espagnoles. Les services espagnols sont engagés dans un travail d’identification des victimes de cette catastrophe ferroviaire, l’une des plus meurtrières en Europe depuis le début du siècle. Les autorités de la région Castille-La Manche, où la tragédie s’est produite, ont précisé que 67 signalements pour disparition avaient été enregistrés, dont 14 concernent des étrangers – des ressortissants d’Argentine, d’Australie, du Canada, des États-Unis, de France, du Japon, de République tchèque, de Tunisie et du Venezuela.
– Une semaine jour pour jour après l’attentat raciste de Trappes, le maire de la commune, Ali Rabeh, a reçu une enveloppe haineuse et suspecte. Il compte déposer plainte en début de semaine prochaine. La lettre aurait été découverte hier par le responsable du centre postal de Montigny-le-Bretonneux dans les Yvelines. Alors qu’il ouvre ce courrier destiné au maire de Trappes, une poudre blanche se serait aussitôt échappée de l’enveloppe. Glissée à l’intérieur, une lettre contenait des propos antisémites et racistes visant l’édile. Dépêchés sur place, les pompiers auraient installé un sas de décontamination, dans lequel neuf employés, trois policiers et un journaliste auraient été isolés. Les analyses auraient finalement établi que la substance blanche était du talc. Selon les premiers éléments de l’investigation, la lettre aurait été postée mercredi dans les Côtes-d’Armor, à plus de 400 kilomètres de sa destination.

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