Le mardi 24 novembre prochain à 21h05 sur France 5, Mélanie Taravant présentera 2 nouveaux numéros inédits de son émission “Mécaniques du journalisme“.
– Le 1er numéro de la soirée évoquera l’affaire Hulot.
“Je me retire définitivement de la vie publique“, c’est ce qu’a annoncé Nicolas Hulot, le 24 novembre 2021, la veille de la diffusion de l’enquête de Virginie Vilar dans Envoyé Spécial sur l’ancien ministre. La journaliste est parvenue à recueillir le témoignage de plusieurs femmes l’accusant d’agression sexuelle ou de viol. C’est la chute spectaculaire de l’une des personnalités préférées des Français, icône de l’écologie.
Comment la journaliste est-elle parvenue à convaincre ces femmes de parler ? Comment a-t-elle vérifié leurs témoignages ? Comment cette enquête de 4 ans a-t-elle pu voir le jour ? Virginie Vilar racontera, étape par étape, la mécanique de ses investigations : la naissance de l’enquête en pleine vague MeToo, la peur et le silence des femmes, la révélation d’une plainte pour viol grâce au magazine Ebdo, les années d’attente, puis le patient travail de recoupement jusqu’à l’aide décisive apportée par une présumée victime. Le récit mêlera archives et témoignages. Élise Lucet reviendra sur les choix éditoriaux d’Envoyé Spécial, tandis qu’Anne Jouan et Laurent Valdiguié, les journalistes d’Ebdo, raconteront les premières révélations qui ont fait émerger l’affaire Hulot, avant de passer le relais à Virginie Vilar. Sylvia Perri, l’une des premières femmes à témoigner à visage découvert, raconte le long chemin qui l’a conduite à briser le silence. Enfin, les journalistes Patrick Cohen et Jean-Michel Aphatie reviennent sur les débats que cette enquête a suscités au sein de la profession et sur l’évolution du regard des médias sur les violences sexuelles faites aux femmes. De son côté, Nicolas Hulot a toujours nié ces accusations. Il n’a jamais été condamné. Aux yeux de la justice, il est présumé innocent.
– Le 2e épisode évoquera l’affaire l’abbé Pierre.
Le 17 juillet 2024, c’est la stupeur : l’abbé Pierre était en réalité un criminel sexuel ! Emmaüs rend public les témoignages de sept femmes l’accusant d’agressions, dont un viol sur mineure. Beaucoup d’autres suivront… 17 ans après sa mort, celui qui fut considéré comme un “saint“, symbole de la lutte contre la pauvreté, apparaît soudain sous un tout autre visage.
Laetitia Cherel, journaliste à la Cellule investigation de Radio France s’interroge : comment un homme qui a fait tant de bien a pu faire tant de mal ? Qui savait ? Dans l’église ? Chez Emmaüs ? Au Vatican ?
Une enquête “historique“ commence. A Libération, Bernadette Sauvaget, journaliste spécialiste des religions, est la première à révéler le scandale des agissements de l’abbé Pierre aux Etats-Unis, dès 1955. Michaëlle Gagnet, grand reporter à BFM TV retrouve des témoignages accablants de victimes. Et les investigations de Laetitia Cherel la mènent jusqu’au Saint-Siège où elle retrouve un document secret : le dossier disciplinaire du religieux, preuve que le Vatican savait depuis des décennies.
Le récit pas à pas de cette enquête mêle archives et témoignages inédits. Philippe Dupont, ancien directeur du musée Emmaüs-Abbé Pierre devenu lanceur d’alerte, raconte pourquoi il a choisi de transmettre aux journalistes des lettres compromettantes écrites de la main de l’abbé Pierre. Marie-France Etchegoin, co-auteure avec Laetitia Cherel de L’abbé Pierre, la fabrique d’un saint, revient sur la construction méthodique d’une légende. Et Frédérique Kaba, ancienne dirigeante d’Emmaüs, explique comment l’organisation a longtemps protégé son fondateur.
Au sein de l’Église comme du mouvement Emmaüs, certains connaissaient depuis longtemps tout ou partie des agissements de l’abbé Pierre. Mais que savait-on exactement, à quelle époque, et pourquoi ces signalements n’ont-ils pas conduit à faire tomber plus tôt l’icône ?

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