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Hier, la députée Clémence Guetté (vice-présidente de l’Assemblée nationale) a déclarée sur Sud Radio que si LFI arrive au pouvoir en 2027, le parti fera voter rapidement une grande loi anticoncentration des médias, qualifiée d’urgence.

Hier, la députée Clémence Guetté (vice-présidente de l’Assemblée nationale) a déclarée sur Sud Radio que si LFI arrive au pouvoir en 2027, le parti fera voter rapidement une grande loi anticoncentration des médias, qualifiée d’urgence.

Jean-Luc Mélenchon l’a confirmé dans son émission Allo Mélenchon, parlant de dislocation des monopoles, de démantèlement des trusts et de séparation entre médias et argent.

Ils pointent un fait réel : une forte concentration des médias français entre les mains d’un petit nombre de milliardaires (souvent 8 à 11 selon les sources et périmètres).

Ces acteurs contrôlent une grande partie de la presse écrite, radio, TV et édition:

– Vincent Bolloré (Canal+, CNews, Europe 1, JDD, Prisma Media…).
– Bernard Arnault (Les Échos, Le Parisien).
– Xavier Niel (Le Monde, Télérama…).
– Rodolphe Saadé (La Provence, BFMTV/RMC via Altice).
– D’autres comme Patrick Drahi….

Selon diverses estimations (Acrimed, Le Monde diplomatique, Julia Cagé…), 9 milliardaires détiendraient environ 80-90 % des médias d’information influents.

LFI y voit une menace pour le pluralisme et le droit à l’information, avec des risques de biais éditoriaux liés aux intérêts économiques ou idéologiques des propriétaires.

Ils proposent des mesures radicales: Interdiction ou limitation forte des cumuls de médias, démantèlement possible de groupes, renforcement du pluralisme, et un conseil déontologique.

Une proposition de loi similaire avait déjà été déposée par LFI en 2022, sans succès.

Le problème de la concentration existe : il est documenté depuis longtemps et n’est pas propre à la France (même si elle est parmi les plus concentrées en Europe).

Des règles anti-concentration existent déjà mais elles sont jugées insuffisantes face aux rachats croisés.

Des voix de gauche, centre et même droite modérée reconnaissent parfois le besoin de mieux garantir l’indépendance (Yaël Braun-Pivet s’est dite ouverte à un débat).

Une loi radicale risque d’être vue comme une atteinte à la propriété privée et à la liberté d’entreprendre. Démanteler des groupes pourrait poser des questions constitutionnelles et juridiques.

Qui décide des seuils ? Comment éviter que l’État ou des proches ne récupèrent l’influence ?

Historiquement, les gouvernements de gauche (comme en Amérique latine cités par Mélenchon) ont parfois créé leurs propres biais ou tensions avec la presse.

La concentration n’explique pas tout : les médias font aussi face à la crise économique, à la concurrence des réseaux sociaux et aux changements d’habitudes du public.

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