Suspendu du Parti socialiste en raison d’accusations de violence, le député Philippe Brun a fait part de sa “stupeur“ et “ignore“ les faits qui lui sont reprochés.

Le Parti socialiste a convoqué en urgence un bureau national et a décidé de suspendre à titre conservatoire Philippe Brun, député de la 4e circonscription de l’Eure.

Sa candidature à la primaire de l’espace social-démocrate (PS et Place publique) n’a pas été validée, alors qu’il affirmait avoir réuni les parrainages nécessaires.

Le PS indique avoir été informé la veille au soir de faits susceptibles de relever d’une caractérisation pénale.

Les accusations, portées par une ancienne collaboratrice, portent selon la direction du parti sur trois points : harcèlement, violences physiques et emploi familial (un député ne peut pas employer un membre de sa famille ou un conjoint).

Le parti justifie la décision par la défense des droits des femmes et l’exigence d’exemplarité.

La suspension a été votée à l’unanimité moins une opposition (celle de Philippe Brun lui-même) et trois abstentions.

Il a également été exclu à titre conservatoire du groupe Socialistes et apparentés à l’Assemblée nationale.

Le député a réagi en exprimant sa stupeur. Il affirme ignorer ce qui lui est reproché et déclare n’avoir pas été entendu par les commissions du parti. Il ajoute qu’une ancienne collaboratrice qu’il dit avoir licenciée pour faute grave a saisi la direction du PS à 23 h 50 la veille.

Il estime qu’on l’empêche de se présenter sur la foi d’un signalement envoyé au dernier moment.

Il s’agit d’une mesure conservatoire, donc provisoire.

Les faits restent des accusations à ce stade et n’ont pas encore fait l’objet d’une procédure judiciaire publique détaillée.

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